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La Déclaration Universelle protège-t-elle les phoques ?

Oui. Les principes de la Déclaration universelle protègent toutes les espèces de phoque car ils se fondent sur les principes de conservation de la Convention sur la diversité biologique des Nations Unies et sur la philosophie d’« utilisation rationnelle » des ressources naturelles prônée par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), le plus important et respecté organisme de conservation au monde. Ainsi, l’application des principes de la Déclaration suppose que si, malgré tous les efforts de conservation, les scientifiques constatent la diminution d’une population de phoque au point de menacer l’existence de l’espèce, alors la chasse de cette espèce devrait être interdite jusqu’à la disparition de la menace.
Préambule 6 et 8, et articles 3.1, 4.1, 4.3, 5.1, 5.5 et 7.2

La Déclaration Universelle protège-t-elle les écosystèmes ?

Oui. Les principes de la Déclaration se fondent sur la connaissance environnementale des peuples Autochtones et leur savoir-faire en termes d’équilibre entre les espèces vivantes. Ainsi, la Déclaration considère que l’Homme et l’animal appartiennent tous deux au même écosystème et que, dans ces conditions, l’Homme a la lourde responsabilité d’en garantir la durabilité pour les générations futures. Cela signifie que l’Homme a l’autorité morale de prélever des phoques dans le but de réguler l’écosystème et de protéger toutes les espèces vivantes.
Préambule 4, 5 et 9, et articles 1.1, 3.2 et 4.2

La Déclaration Universelle protège-t-elle les collectivités humaines ?

Oui. Selon ses principes clairement exprimés, la Déclaration reconnaît que l’Homme fait pleinement partie de la chaîne alimentaire et qu’il a donc la légitimité de prélever les ressources naturelles pour sa subsistance, sa santé, la pérennité de ses traditions et pour son commerce dans le respect des équilibres écologiques.
Préambule 1, 2 et 7, et articles 3.1, 3.3, 3.4 et 7.1

Pourquoi la Déclaration Universelle va-t-elle changer l’opinion sur la chasse au phoque ?

  1. Parce que la Déclaration propose à tous les pays concernés par la chasse au phoque une vision commune de la relation entre l’homme et l’animal qui s’appuie sur la science, le respect, la sensibilité et la conservation pour les générations futures des écosystèmes et de la diversité biologique.
    Préambule 6 et articles 1.1, 5.1 et 5.2
  2. Parce que la Déclaration propose que les chasses au phoque dans le monde soient universellement basées sur les standards scientifiques les plus modernes, répondant aux critères les plus élevés de protection des animaux.
    Préambule 4 et articles 5.3 et 5.4
  3. Parce que la Déclaration propose que les chasseurs soient accrédités de manière à être toujours formés aux plus récentes évolutions de la science en matière de bien-être animal.
    Préambule 3 et articles 5.5, 6.1 et 6.2

Le phoque pourrait-il sauver des vies humaines ?

Oui. En encourageant la recherche scientifique sur les produits du phoque, la Déclaration donne la chance aux chercheurs de mettre au point de nouvelles bioprothèses à base d’organes du phoque telles des valves cardiaques ou des trachées dont pourraient bénéficier des patients dans un avenir proche. Ceci, dans le cadre d’une gestion saine des écosystèmes.

 Lire le communiqué Dr. Andreas Agathos, Directeur des chirurgies cardiaques, Centre médical d’Athènes
 Lire l’article de presse de Louis Gilles Francoeur du Devoir

Est-ce que des groupes environnementalistes soutiennent les principes de conservation tels que ceux énoncés dans la Déclaration ?

Oui. Au début de 2009, Nature Québec, membre de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et IWMC World Conservation Trust ont clairement pris position en faveur d’une utilisation rationnelle du phoque qui ne mettrait pas en danger l’espèce ni l’écosystème.

 Lire le communiqué de Nature Québec
 Lire le document de IWMC World Conservation Trust
 Lire le communiqué de WWF - en anglais

Pourquoi m’a-t-on toujours dit que la chasse au phoque était cruelle ?

Le problème est de savoir qui dit cela. Le groupe des vétérinaires indépendants qui travaille sur le bien-être animal, Nature Québec, IWMC World Conservation Trust, les peuples Autochtones, disent le contraire. Selon le Docteur Pierre-Yves Daoust, pathologiste indépendant, un article publié en 2002 dans la revue vétérinaire canadienne, indiquait que 98% de plus de 300 animaux examinés durant la chasse au phoque canadienne avaient été tués d’une manière appropriée. C’est la parole des scientifiques indépendants, des environnementalistes et des Peuples des Premières Nations contre celle de lobbies végétariens.

Reposant sur la science et l’éthique, les principes de la Déclaration sont sans ambigüités : il faut que les chasses au phoque dans le monde soient universellement basées sur les standards scientifiques les plus modernes, répondant aux critères les plus élevés de protection des animaux et que les chasseurs soient formés et accrédités de manière à être toujours au fait des plus récentes évolutions de la science en matière de bien-être animal (articles 5.3, 5.4, 5.5, 6.1 et 6.2)

Est-ce que les changements climatiques pourraient menacer les phoques ?

Impossible à dire. Une étude de la Bibliothèque du Parlement du Canada de juillet 2007 souligne la complexité de la dynamique des écosystèmes, les différences dans les comportements alimentaires, reproducteurs et migratoires des espèces de phoques ainsi que les diverses perturbations qui pèsent sur les prédateurs du phoque. Autant d’éléments qui permettent de penser que certaines espèces pourraient être avantagées par les changements climatiques quand d’autres pourraient en être désavantagées.

C’est pourquoi, la Déclaration applique le principe de précaution : la gestion des ressources doit-être prudente et intégrer un facteur d’imprévisibilité due aux variations du climat (article 4.3).

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